Les fausses notes du conservatoire de Périgueux

 

 P'tite semaine

Semaine 43, du 21 au 27 octobre  

   

Lundi

Fausse notes  au conservatoire

Première semaine de congés de Toussaint. Les parents du conservatoire de Périgueux viennent  de recevoir la facture de la scolarité à payer avant le 31 octobre. Au détail près que la vénérable institution est en  vacances depuis vendredi dernier, et jusqu’au 4 novembre, et ne pourra donc pas encaisser les chèques. Mais où est donc passé le chef d’orchestre ?

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Patrick Hernandez : « Born to be Alive » lui rapporte plus de 1000 euros par jour

VIDEO – Trente-quatre ans après la sortie du tube, Patrick Hernandez vit encore confortablement des droits de sa chanson.
« Born to|| be Alive », 27 millions d’exemplaires dans le monde.
(be Alive », 27 millions d’exemplaires dans le monde. )

Patrick Hernandez s’éclate. Comme au temps des années disco, l’homme à la canne promène son unique tube, « Born to be Alive », sur les scènes de France avec ses camarades de la tournée compilation « Stars 80 ». « On a tous connu le succès il y a déjà quelques années. On n’a rien à se prouver entre nous. On joue dans de belles conditions pour se faire plaisir et faire plaisir au public. Il y a une super-ambiance, on se marre comme des collégiens attardés. Comme dans le film qui nous a tous réunis. »

« Born to be Alive », c’est l’histoire d’un coup de maître. Celui de Patrick Hernandez, qui, trente-quatre ans après la sortie de son succès planétaire, continue à engranger des bénéfices ahurissants pour un titre d’à peine trois minutes. Rencontre.

« Sud Ouest Dimanche ». Vous souvenez-vous de l’enregistrement de « Born to be Alive » ?

Le morceau a été enregistré en Belgique parce que mon producteur belge, Jean Vanloo, y avait ses habitudes. La maquette s’est faite dans le studio de Salvatore Adamo. Jean nous a ensuite envoyés au Katy, le studio du chanteur belge Marc Aryan. Juste après nous, Marvin Gaye est venu y enregistrer son tout dernier album…

Pendant la session au Katy, les Américains de CBS, qui avaient écouté la maquette, nous ont fait savoir qu’ils étaient intéressés par le titre. Je me souviens surtout de la querelle sur la prononciation du mot « born » : les Américains la trouvaient trop exagérée. Mais elle amusait beaucoup mes camarades anglais. Et on a tenu bon… De fait, j’ai toujours travaillé en studio avec des Anglais pour ne laisser passer aucune faute de prononciation ou de syntaxe. Et là, j’étais sûr de mon coup.

Étiez-vous conscient que vous teniez un tube ?

Je ne vais pas vous mentir : on sentait qu’il y avait quelque chose… Mais il a fallu quand même se battre pour imposer le titre. CBS France n’en voulait pas : les Français lui trouvaient beaucoup de défauts. Alors on s’est expatriés en Italie, où « Born… » est devenu numéro un. Puis en Belgique… La France a tergiversé pendant six mois avant de proposer le morceau au public. C’était une période assez terrifiante. Mais, quand les patrons américains de CBS ont appris que leur filiale française avait mis six mois à réagir, je ne vous raconte pas leur colère. Ça a coûté sa place au patron de CBS France de l’époque, dont je tairai le nom par charité. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme quand Decca a refusé les Beatles !

N’êtes-vous pas lassé de chanter toujours cette chanson ?

C’est sûr, je l’ai chantée dans toutes les positions possibles et imaginables. Mais, non, je ne suis pas lassé. Ce titre possède une magie. Il a le don de vous dynamiter. C’est une alchimie très particulière. Son impact est fort : la réaction du public est exactement la même en 1979 et en 2013.

Il paraît que vous gagnez encore 1 000 à 1 500 euros par jour grâce à cette chanson. Info ou intox ?

C’est la réalité ! Il s’agit d’un chiffre global, brut, tous droits confondus. Cette année encore, sept à huit films vont utiliser « Born to Be Alive ». Les compilations, j’en signe par dizaines…

 

Connaissez-vous d’autres exemples du même type ?

Au classement des titres français qui rapportent le plus au niveau international, je suis troisième derrière le « Boléro » de Ravel et « La Vie en rose ». Bon, je suppose que McCartney n’est pas malheureux quand il reçoit ses droits. Ce qui est plus rare, c’est que « Born to Be Alive » est un titre enregistré en Belgique, chanté en anglais par un auteur-compositeur-interprète français. Ça, ce n’est pas commun… « Born to Be Alive » a quand même été numéro un dans 25 pays !

Vous avez des attaches particulières avec le Périgord…

C’est là que j’ai commencé à faire de la musique de manière professionnelle. Les hasards de la vie m’ont amené en Périgord. J’avais 19 ans et je débutais en jouant dans des bals, à Périgueux ou à Limoges. C’était mon apprentissage. Puis, après des essais infructueux à Paris, je suis revenu auprès de ma copine de l’époque, une Périgourdine dont les parents élevaient des veaux en batterie. Si je n’étais pas parti à nouveau pour l’aventure « Born to Be Alive », j’aurais pu finir éleveur de veaux… J’ai acheté une maison en Dordogne après le succès. Je l’ai finalement revendue pour vivre en Provence.

Le bal, c’est une bonne école, non ?

Oui. On relève le bassiste quand il a envie de boire un coup. On se met un peu à la batterie, un peu au clavier. On apprend à avoir la voix solide, à chanter 30 morceaux par séance, 90 par week-end. Mais le bal, il ne faut pas trop en faire non plus. J’ai des copains de l’époque qui en sont toujours là. Les pauvres, je les plains.

Ils n’ont pas eu leur « Born to Be Alive »…

C’est sûr. En même temps, tout le monde ne peut pas l’avoir non plus.

« Stars 80 »
« Stars 80 », avec Patrick Hernandez, Début de Soirée, François Feldman, Jean-Luc Lahaye, Émile et Images, etc. Le 24 octobre à l’espace Carat d’Angoulême, le 4 décembre au Zénith de Pau, le 5 décembre au Palio à Boulazac et le 7 décembre à la patinoire de Bordeaux (complet).

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Le violon du «Titanic» vendu à plus d’un million d’euros

Le violon en bois de rose du chef d’orchestre du Titanic a été adjugé samedi pour 900.000 livres (1,063 million d’euros), a annoncé la maison d’enchères Henry Aldridge & Son, située dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Le violon était estimé entre 200.000 et 300.000 livres (entre 236.000 et 354.400 euros) alors que son état reflétait «sa vie mouvementée, avec des signes de restauration et de grandes fissures sur le corps du violon», selon la maison d’enchères.

Cette vente constitue un record pour un objet du Titanic. Le précédent record était détenu par un plan du navire de près de 10 mètres de large qui avait été utilisé lors de l’enquête après le naufrage de 1912 et s’était vendu, il y a deux ans, pour 220.000 livres (259.900 euros).

Il appartenait à Wallace Hartley, chef de la petite formation instrumentale du Titanic qui s’était illustrée en jouant jusqu’à ce que le bateau sombre dans l’Atlantique en avril 1912.

Il lui avait été offert par sa fiancée, Maria Robinson, et arbore une petite plaque en argent sur laquelle on peut encore lire: «Pour Wallys, à l’occasion de nos fiançailles. Maria».

AFP

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Bordeaux. Le premier concert du nouveau directeur musical..

Bordeaux, auditorium Henri Dutilleux. 26-IX-2013. (1659-1695) : Music for the Funeral of Queen Mary. (1860-1911) : Symphonie n°2 « Résurrection ». , soprano ; , contralto. (chef de choeur : Igor Ijurra), Choeur de l’Opéra national de Bordeaux (chef de choeur : Alexander Martin), , direction :

 

Paul DanielCurieux choix, pour son premier concert en tant que directeur musical de l’, que ce doublé Purcell / Mahler, qui commence par un service funèbre et se termine par une oraison mystique sur le sens de la vie. Peut-être aurait-on souhaité programme plus optimiste, mais le rendu sonore de la soirée, quelles que soient les œuvres, laisse entrevoir un avenir plus que radieux pour l’ONBA et son nouveau chef.

 

L’entrée en matière se fait progressive et de façon dramatique. Le quatuor de cuivres (et le tambour) de la Musique pour les funérailles de la Reine Mary se font entendre en coulisses puis avancent progressivement à chaque entrée avant d’être clairement visibles (et sonores) pour la dernière partie. Le chœur (pour cette œuvre uniquement celui de l’Opéra, en disposition réduite) s’adapte bien à cette vocalité toute en retenue. L’orchestre, au grand complet, reste dans la pénombre. Les projecteurs pleins feux alliés au premier accord fortissimo de la Symphonie n°2 réussissent leur effet dramatique. D’emblée le spectateur est frappé, voire plaqué à son siège, par la puissance sonore de l’ONBA quand il est poussé à son maximum. Certes le nouvel auditorium a une acoustique flatteuse et permet enfin à cette phalange d’avoir un lieu de travail digne de ce nom.

 

avec Mahler ressemble un peu à Bernstein qui aurait dialogué avec Boulez et Harnoncourt. Du premier il prend la lecture d’ensemble de l’œuvre, soutenue par un souffle épique, trouvant les liens entre les mouvements – et les parties de chaque mouvement – pour les unifier.  Du second il retient un équilibre parfait des plans sonores et une lisibilité très claire de la polyphonie : là où d’autres ont tendance à faire du magma symphonique reste toujours maître de ses (nouvelles) troupes. Du troisième enfin on retrouve les attaques et articulations presque surjouées, donnant ainsi un Mahler dégraissé, vif, alerte, débarrassé d’un sentimentalisme trop fort. Parfois cela peut sonner un peu trop sec, les cordes manquent encore de velours, mais un son d’orchestre ne se crée pas du jour au lendemain. Le chœur, réunissant celui de l’Opéra et l’, se sort avec les honneurs d’une partie aussi courte que redoutable. Regrettons toutefois cette mode persistante de caser le pupitre de basses systématiquement au fond, le plus loin possible du chef et du public, qui crée un déséquilibre entre les pupitres avec des sopranos omniprésentes. Mentionnons enfin les deux solistes, , aux aigus stratosphériques, et qui, sans afféteries et sans forcer ses moyens, nous livre un Urlicht bouleversant.

 

Paul Daniel © Frances Andrijich

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Russie: le violoniste Gidon Kremer dénonce des « signes de dictature »

La Scène

Le violoniste letton Gidon Kremer, qui avait quitté l’URSS en 1980, a dénoncé des « signes de dictature » en Russie et appelé à défendre les opposants au Kremlin, à l’occasion d’un concert qu’il a organisé lundi soir à Berlin.

Ce concert, auquel ont participé notamment le maestro israélo-argentin Daniel Barenboïm et la pianiste argentine Martha Argerich, était destiné à « soutenir les victimes innocentes des violations des droits de l’Homme en Russie », a déclaré le musicien à Radio Svoboda (Radio Liberty).

Le concert s’est déroulé le jour anniversaire du meurtre, toujours non-élucidé, de la journaliste d’opposition Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.

« Le pouvoir (russe, ndlr) fait-il disparaitre exprès ceux qui ne sont pas d’accord ? Est-ce que ce ne sont pas là les signes d’une dictature? », a lancé le musicien, considéré comme l’un des plus grands violonistes du XXe siècle, sur le site en ligne Colta.ru.

« Je veux juste dire aux gens: réveillez-vous, c’est l’horreur », a-t-il ajouté.

Le musicien de 66 ans a également dénoncé le sort de l’ex-magnat du pétrole et contradicteur du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski, qui purge une peine de onze ans de camp.

Gidon Kremer s’était déjà opposé à ce qu’il considérait comme une condamnation « injuste » de deux membres du groupe Pussy Riot à deux ans de camp pour avoir chanté en 2012 une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou.

Né de parents d’origine allemande à Riga, Gidon Kremer, qui a fait ses études au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, s’est établi en Allemagne en 1980.
© La Scène © Agence France-Presse

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